"Jeune coureur aussi comme Jérôme, je me suis mis à la "course organisée" sous les conseils de Jérôme en suivant Davis le 1) 4 mars 2001 pour un semi marathon de Paris (à l'époque au stade Charléty) cocasse et spectaculaire.

Mais auparavant, quelques mots sur les 29 années précédant cette course : j'avais effectué comme beaucoup d'entre nous des crosses (les premiers au Chesnay début des années 80 - 8-10 ans, en finissant 6ième au titre de mon meilleur classement) et ivers courses à pied au collège à la fin des années 80 avec un certain succès (en finisant souvent le premier) : pour ceux qui ont étudié du côté de Versailles, la tradition à partir de la 4ième au collège était la fameuse course autour du canal du chateau de Versailles que nous effectuions une fois par trimestre : 4,5 Km, énorme à l'époque pour nos frêles jambes d'adolescents. Puis durant les années 90, quelques jogging de remises en forme, plus ou moins denses, surtout en période de vacances (ah je me souviens encore de mes courses sur la plage de Bat Yam au mois d'août, pieds nus au moment du coucher de soleil sous la musique de Whitney Houston: très clichés mais souvenirs encore présents).

mais aussi la découverte de ces images sublimes d'Alain Mimoun dans Marathon Man, d'Eric Lidl dans les Chariots de Feu (et quelle musique!)..., et toujours l'envie de tenter à travers le sport de me surpasser.

La trentaine approchant, je me mets à courir un peu plus pendant l'année (2-3 fois par mois, avec un maximum de 7km parcourus par course) avant de faire le grand saut pour le semi marathon 2001. Très peu préparé: je n'avais jamais dépassé 7km et un équipement déplorable (je me souviens encore de la tête de Davis, me voyant arriver au départ du semi en jogging et kway). Cependant, j'y ai réalisé un score honorable 1h55, arrivant même avant mon lièvre de l'époque Davis mais à quel prix : cette première course fut ma plus grande souffrance de coureur au point de vue physique et mental.

Mais le virus de la course fut pris (l'adrénaline d'une compétition festive, puiser l'énergie physique et mentale).

S'en suivirent : 2) 2 décembre 2001 - 20 km de Paris - 1h46 3) 10 mars 2002 - Semi marathon de Paris - 1h48

mais l'idée du marathon était encore de l'ordre du fantasme tant le chemin à parcourir semblait si loin.

Puis repos pendant 2 ans pendant lequel mon travail + 1er enfant de l'époque ne me permettait pas de courir.

Puis reprise cette fois ci sous l'impulsion de Jérôme avec cet objectif révé du marathon, mais avec toujours cette impossibilité de courir plus d'une fois par semaine, ne me permettant pas de descendre sous les 1h45. 4) 15 octobre 2005 - 20 km de Paris - 1h51 (course absolument pas préparée et décidée sur un coup de tête parce que Jérôme venait diner le soir après la course chez moi et je ne pouvais me résoudre à vanter ses exploits seuls).

Enfin l'objectif révé devient à faire et se met en place début 2006 par un entrainement plus intense (2 courses par semaine) :

5) 5 mars 2006 - Semi marathon de Paris - 1h49

et enfin arrive la vraie et seule course qui permet de dire que "seul les coureurs qui ont couru un marathon peuvent porter le nom de marathonien" : 6) 30 avril 2006 - Marathon de Paris - 3h57 ceci après un entrainement assez intense surtout 6 semaines avant (3 x par semaine) et avec la très agréable surprise de finir sous les 4 heures (objectif inavouée atteint).

Depuis, l'adrénaline de la course est toujours aussi important. Mon travail m'amenant aussi à voyager souvent, j'ai pris l'initiative de faire part sur le blog uniquement de mes courses durant mes voyages afin d'y apporter une touche exotique.

Quand à mes objectifs 2007 : passer sous les 1h45 au semi et sous les 3h45 au marathon mais de Londres et continuer à courir sous de nouveaux paysages...

Filous.

PS : il faut savoir aussi que l'inspirateur, LA SOURCE inavouable, de l'envie de réaliser un jour un marathon pour Davis, Jérôme et moi même se trouve en faite chez un cousin éloigné à Los Angeles et l'histoire raconte qu'il lui manquerait quelques ongles de pied...